Grève des Hospitalo-Universitaires : vers l’année blanche ?

La GRÈVE , un mot qui revient sans cesse depuis cette rentré universitaire , j’en ai plus reparlé depuis des mois mais j’ai publié pas mal d’articles de presse depuis décembre 2008 pour rester informer sur l’avancement de cette bataille sans fin.

La 1ère grève ouverte du 3 janvier 2009 a été suspendue pour laisser le temps aux autorités d’appliquer leur promesse , finalement la grève a repris depuis le 12 mars 2009 et dure jusqu’à présent mais on est arrivé à un point où la situation de l’étudiant est réellement menacée. Au sein de la fac , on ne parle plus de grève mais d’année blanche , le cauchemar des étudiants de la faculté de médecine que ce soit ici à Annaba ou aux autres facultés de médecine du pays.

**Un sit-in aura lieu demain aujourd’hui lundi 4 avril 2009 devant le siège de la wilaya de Annaba.

Un groupe a été créé sur Facebook pour dénoncer la situation actuelle que vivent les étudiants en médecine et essayer de trouver des solution , le groupe c’est le  Mouvement algérien des étudiants en médecine – Mobilisation massive

Voici le PV de l’AG du lundi 27 avril 2009 :

Cher (e) collègue,
Les Professeurs, docents et Maîtres Assistants en sciences médicales se sont réunis en assemblées générales au niveau de toutes les villes sièges de faculté de médecine en date du 27 Avril 2009 et il a été décidé :
-De rappeler que leur revendication essentielle reste la concrétisation du décret fixant la rétribution pour les activités de santé des praticiens hospitalo-universitaires.
- De reconduire une grève des activités de santé cyclique de trois jours par semaine à dater du 11 Mai 2009. Cet arrêt de travail concernera toutes les activités de soin et de prévention, les consultations ainsi que les examens d’explorations biologiques et d’imagerie. Les urgences continueront à être
assurées normalement.
- Pour l’enseignement en sciences médicales il a été décide de continuer le boycott illimité de tous les examens et concours . Cette action concerne les examens de graduation et de post graduation, les DEMS, les concours de résidanat de professorat, de Docentat de maîtrise d’assistanat
ainsi que les jurys de thèse. Cette action se voulant être un boycott et non une grève, les cours, les conférences ainsi que les travaux pratiques et diriges seront normalement assurés.

L’assemblé général s’est aussi engagé en cas de levée du boycott à travailler en concertation avec les étudiants et l’administration pour programmer les examens dans les meilleures conditions.
Une assemblée générale pour évaluer notre action se tiendra le mercredi 13 Mai 2009 au C.P.M.C a 10 h. Soyons nombreux à cette A.G car de l’engagement et de la mobilisation de tout un chacun dépendra la réussite de notre action.

Très cordialement.

13 réponses vers «Grève des Hospitalo-Universitaires : vers l’année blanche ?»

  1. Amar De Annaba Dit:

    Alors que les praticiens de la santé maintiennent leur grève Les étudiants en médecine exigent la reprise des examens.

    Une centaine d’étudiants ont pris part au rassemblement d’hier tenu malgré les «entraves» de leur administration, ceci en attendant d’organiser, prochainement, des actions plus musclées afin de faire aboutir leurs revendications.

    Pénalisés par la grève du Syndicat des professeurs hospitalo-universitaires, lancée depuis deux mois, les étudiants de la faculté de médecine d’Alger ont déclenché, l’après-midi d’hier, un mouvement de protestation dans l’enceinte de leur faculté pour «exiger la reprise des examens et des stages».

    Les cours continuent à être dispensés, mais les examens et les stages, assurés par les enseignants affiliés au syndicat sont, pour rappel, bloqués depuis le déclenchement de la grève.

    Une centaine d’étudiants ont pris part au rassemblement d’hier, tenu malgré les «entraves» de leur administration, ceci en attendant d’organiser, prochainement, des actions plus musclées afin de faire aboutir leurs revendications.

    «Nous n’acceptons plus cette situation dont nous sommes les plus pénalisés (…), nous appelons les pouvoirs publics à se pencher sérieusement sur nos problèmes», dénonce une étudiante ayant pris la parole sur la tribune devant ses camarades. Les étudiants dénoncent, énergiquement, le fait que les professeurs aient décidé, en guise de protestation, de ne pas organiser les examens.

    Hier à l’entrée de la faculté les étudiants avaient l’air décidés à mettre fin à cette situation qui les pénalise grandement. Ils ne veulent pas attendre l’issue aléatoire de la grève de leurs professeurs pour enfin passer leurs examens.

    «La mobilisation des étudiants pour dénoncer le blocage est plus que nécessaire, nous voudrions finir notre année universitaire à temps…», nous dira Hakim, étudiant en quatrième année de médecine.

    Malgré les multiples manifestations des étudiants à travers le territoire national, dénonçant la grève, le Syndicat des professeurs demeure, aussi déterminé à maintenir sa pression et à poursuivre son mouvement de protestation, cela tant que leurs revendications socio-professionnelles ne seront pas prises en charge, comme l’affirme au Midi Libre le secrétaire général du syndicat M. Djijli, joint hier par téléphone.

    Salim Nasri

  2. Amar De Annaba Dit:

    Facebook : Mouvement algérien des étudiants en médecine – Mobilisation massive.

    Nous ne voudrons pas voir s’installer une année blanche sous nos yeux, alors il a été décidé d’organiser un sit-in le samedi prochain 9 mai 2009 et au niveau national:

    Les règles que les étudiants doivent respecter lors du sit-in de samedi:

    c’est un sit-in pacifique dont l’objectif est d’exprimer notre inquiétude et notre refus de l’année blanche:

    1/ Ce sit-in se tiendra à l’intérieure de la fac: car tout rassemblement a l’extérieur est illégal.

    2/ Il se fera dans le calme, nous sommes des futurs médecins ne l’oubliez pas on a une image a préserver!

    3/ Nous ne porterons pas atteinte a l’intégrité physique ni morale de qui que ce soit, nous ne sommes pas des casseurs,ni des criminels.

    4/ Chacun doit mettre sa blouse blanche.

    5/ Et surtout notre position est la neutralité vis à vis de la légitimé ou pas de cette grève, puisque nous devrons avoir la même voix puisque malgré nos intérêts personnels, et nos façons de voir les choses, nous avons un dénominateur commun: Nous risquons tous une année blanche, entre autre…

    Faites passer le message.

    Sympho

  3. Amar De Annaba Dit:

    Ils soutiennent leurs aînés, les médecins et enseignants, et avertissent contre le spectre de l’année blanche Plus de 5 000 étudiants marchent à Tizi-Ouzou.

    Les étudiants de la faculté de médecine de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou ont organisé hier une marche de soutien aux médecins et enseignants de médecine qui se battent, en multipliant les grèves, depuis plusieurs semaines pour faire valoir leurs droits.

    Les étudiants de la faculté de médecine de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou ont organisé hier une marche de soutien aux médecins et enseignants de médecine qui se battent, en multipliant les grèves, depuis plusieurs semaines pour faire valoir leurs droits.

    Ils étaient plus de 5 000 étudiants à battre le pavé hier, en sillonnant les différentes artères de la ville des Gênets. Il faut dire que cela fait longtemps que Tizi-Ouzou n’a pas connu une aussi imposante marche.

    Celle-ci, qui rappelle le bon vieux temps, a démarré vers 10h de l’université de Hasnaoua. Organisés en carrés, ces étudiants ont observé un sit-in de près d’une demi-heure à la hauteur du CHU Nedir-Mohamed, avant de reprendre la marche en direction du siège de la wilaya.

    Là aussi, les manifestants ont initié un sit-in, alors qu’une délégation était allée voir les responsables concernés auxquels une plate-forme de revendications a été remise. “Halte à la répression contre les syndicalistes autonome de la santé”, “Oui pour la liberté dans l’exercice syndical…” sont entre autres, les slogans déployés en banderoles.

    Cela résume, en somme les revendications de ces étudiants qui exigent la prise en charge immédiate des problèmes de leurs aînés, soit les médecins et les enseignants.

    Ceux-ci qui maintiennent leur grève cyclique lancée depuis déjà plusieurs semaines, réclament notamment l’amélioration de leur situation socio-professionnelle et la liberté de l’exercice syndical. Les étudiants d’aujourd’hui seront les médecins et enseignants de demain. Par ricochet, les revendications de ces médecins sont indirectement celles de ces étudiants.

    Par ailleurs, il faut savoir que la grève des enseignants, en particulier, pénalise en premier lieu ces mêmes étudiants puisque ce débrayage qui n’a que trop duré se répercute inévitablement sur le déroulement des cours et des examens. D’ailleurs, avons-nous appris hier, les examens ne sont pas encore programmés.

    En fait, les étudiants qui sont sortis dans la rue pour crier leur ras-le-bol contre ce qu’ils considèrent comme un laisser-aller dont sont coupables, à leurs yeux, les pouvoirs publics, craignent le spectre de l’année blanche.

    Pour leur action d’hier, ils tenaient surtout à tirer la sonnette d’alarme contre ce spectre. Il faut dire que la situation est grave, car c’est toute une année qui est mise en jeu. En effet, dans l’état actuel des choses, une année blanche n’est pas à écarter.

    L’intervention des pouvoirs publics avec des solutions est plus que souhaitable afin d’éviter le pire à ces étudiants.

    M. O. B.

  4. Amar De Annaba Dit:

    Grève des hospitalo-universitaires Les étudiants menacent d’occuper la rue.

    L’inquiétude ronge les étudiants en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire. Face à la détermination et à la mobilisation des professeurs, des docents et des maîtres assistants en sciences médicales, à poursuivre leur mouvement de débrayage et le boycott des examens et concours de fin d’année, ils refusent le statut de victimes dans cette action de protestation. Ils craignent le spectre d’une année blanche qui se précise malheureusement, de jour en jour, et demandent aux pouvoirs publics de sortir, en urgence, de leur mutisme pour trouver une issue à cet imbroglio.

    Les étudiants ont déjà investi la rue. Ils ont manifesté leur mécontentement, en organisant des marches à Tizi Ouzou, Annaba et Constantine. Ils ont remis une requête aux walis leur demandant d’intercéder auprès des autorités pour leur éviter une année blanche. Au niveau de la capitale, les étudiants en médecine ont opté pour l’organisation, samedi prochain, d’un sit-in à Laperrine pour crier leur colère et tracer un programme d’action afin de mettre le gouvernement devant ses responsabilités. « Nous envisageons d’occuper la rue », menace un étudiant. Il y a quelques jours, ils ont manifesté en blouse blanche devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour apporter leur soutien à leurs professeurs et exprimer leur inquiétude. Les étudiants espéraient ainsi faire pression sur la tutelle pour qu’elle réponde favorablement aux doléances des hospitalo-universitaires et pouvoir ainsi passer leurs examens. Mais c’était sans compter sur l’entêtement du département de Rachid Harraoubia. Cependant, ils précisent que leurs actions ne sont pas dirigées contre leurs enseignants, mais bel et bien contre la tutelle qui refuse de prendre en considération leurs revendications.

    Pour eux, l’équation est très simple : « Si le gouvernement règle le problème des professeurs, il nous évite automatiquement l’année blanche. » Constat auquel adhèrent pleinement les syndicats initiateurs de la protesta. Mais il faut bien le signaler, le planning des examens est sérieusement perturbé. « Les étudiants en chirurgie dentaire passent fréquemment des examens, nous sommes donc les plus touchés par cette grève », s’inquiètent-ils. En effet, c’est la deuxième fois que les examens sont reprogrammés. Sauf que les enseignants ont décidé de maintenir le mouvement de grève. « Notre situation est alarmante », lance un étudiant en chirurgie dentaire. Même cri de détresse du côté des étudiants en médecine. Le porte-parole du Syndicat des professeurs docents et maîtres assistants, M. Djidjli, a indiqué que les contestataires « ne comptent pas reculer, d’autant plus que la balle est dans le camp du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Selon lui, ni le ministère de la Santé, ni celui de l’Enseignement supérieur n’ont été capables de tenir leurs promesses. Si les pouvoirs publics veulent nous avoir à l’usure, ils se trompent de stratagème. Nous n’allons pas baisser les bras », tonne notre interlocuteur avant de crier le ras-le-bol de la corporation des hospitalo-universitaires : « La coupe est pleine et nous n’avons plus rien à perdre. » « Les injustices que nous subissons doivent cesser », déclare M. Djidjli.

    Les syndicats regrettent que les étudiants soient pris en otages dans ce bras de fer qui les oppose au gouvernement. « Les étudiants sont entre le marteau et l’enclume. Nous comprenons leur angoisse, mais que voulez-vous que l’on fasse face à des autorités qui nous méprisent et qui nous tournent le dos systématiquement », se défendent les syndicalistes qui indiquent qu’ils leur ont bien expliqué que cette impasse ne relève guère de leur « ressort ». M. Djidjli récuse les déclarations du chargé de communication au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur qui avait écarté le spectre d’une année blanche, non par la prise en charge des revendications du syndicat, mais par le prolongement de l’année pour permettre aux étudiants d’effectuer tous les examens. « Si la tutelle pense que la solution réside dans le prolongement de l’année, alors nous prolongerons aussi et autant que possible notre mouvement de grève », menace le représentant syndical qui déplore « le comportement de nos responsables est inqualifiable ». M. Djdjili rappelle, en effet, que leurs revendications ne relèvent pas de l’irréalisable. « Les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur nous ont demandé, en février dernier, de geler notre grève en échange d’une rétribution », souligne notre interlocuteur. Et de préciser : « Un engagement a été signé, dans ce sens, par les deux parties, sauf que quatre mois après, nous n’avons pas touché ces miettes, car selon nos ministres, M. Ouyahia s’y oppose. » M. Djidjli regrette que les chargés de communication des ministères concernés crient sur tous les toits que les portes de leurs départements sont ouvertes aux syndicats. C’est faux, tempête-t-il. « Nous avons déclenché il y a plus d’un mois une grève cyclique et nous avons opté pour le boycott des examens, mais jusqu’à aujourd’hui aucun des deux ministres ne nous a sollicités pour s’asseoir autour d’une table et débattre de la question », soutient le syndicaliste qui rappelle que « les deux départements ministériels leur ont clairement signifié que seul M. Ouyahia a la clé du problème ».

    Par Nabila Amir

  5. Amar De Annaba Dit:

    Alger, la faculté de médecine paralysée par une grève.

    Sous une chaleur accablante et sous l’œil vigilant des services de sécurité, des dizaines d’étudiants en blouse blanche ont observé hier un sit-in devant la faculté de médecine Maherzi d’Alger (ex-Laperrine) pour exiger une solution claire et nette à leur problème.

    Les étudiants de la capitale ont ainsi emboîté le pas à leurs camarades des universités d’Oran, de Constantine et de Tizi Ouzou qui se sont mobilisés, la semaine dernière, pour exprimer leur crainte d’une année blanche.Il était 11h, lorsque les étudiants, qui tenaient depuis le début de la matinée une assemblée générale dans une salle de conférences, sont sortis pour occuper la rue.

    Initialement, ils avaient décidé de tenir un rassemblement à l’intérieur de l’enceinte universitaire, mais à la dernière minute, ils ont opté pour une démonstration extra-muros afin de rendre visible leur mécontentement. Assis à même le sol, les manifestants d’une seule voix scandaient : « Honte à un pouvoir qui laisse pourrir la situation, nous sommes ici pour être écoutés. » Ces slogans sont suivis de sifflements et d’applaudissements. Les étudiants se relèvent ensuite en brandissant des banderoles où l’on pouvait lire leurs revendications : « Débloquez la situation », « Nous sommes solidaires avec nos enseignants », « Les blouses blanches contre l’année blanche ».

    La manifestation a été interrompue plusieurs fois par l’intervention de policiers qui tentaient à tout prix de disperser la foule. Il faut dire que les services de police n’ont pas lésiné sur les moyens. Un important dispositif a été dépêché sur les lieux pour contenir les manifestants et tenter de les dissuader d’entrer à l’intérieur de la faculté. Mais c’était sans compter sur la détermination des animateurs du mouvement de contestation qui sont arrivés à leur fin. Ils ont pu tenir leur protesta dans la rue, et ce, pendant une heure de temps. Ils étaient imperturbables. L’enjeu en valait la peine. Ils espèrent, à travers cette première manifestation, faire pression sur les pouvoirs publics, pour qu’ils répondent favorablement aux doléances de leurs professeurs et pouvoir ainsi passer leurs examens de fin d’année.

    Les étudiants solidaires avec leurs enseignants

    Pour Ali, étudiant en troisième année de pharmacie, le problème est très simple et l’équation n’est pas compliquée. « Pourquoi ils ne prennent pas en charge le problème des professeurs ? », s’interroge-t-il, convaincu qu’« une fois leur revendication satisfaite, la nôtre le sera également ». Plus sec dans ses propos, Mehdi ne cherche pas à comprendre qui a raison ou qui a tort : « Nous avons déjà accusé un grand retard en matière d’examination. Nous ne voulons pas être pris en otages dans ce bras de fer qui oppose les enseignants aux ministres de tutelle. » Selon lui, « les parties concernées par ce conflit doivent arriver à un consensus ». Il explique qu’« en médecine, les étudiants suivent un système modulaire et par conséquent l’accumulation des examens aura des conséquences sérieuses sur leur cursus universitaire ». Ceux des 5e et 6e années sont apparemment les plus touchés par le mouvement de grève des hospitalo-universitaires qui dure depuis plusieurs semaines.

    C’est pour cette raison que les étudiants de ces promotions ne décolèrent pas. « Nous assistons impuissants à ce conflit, dont nous sommes les premières victimes », disent-ils. « Je ne comprends pas pourquoi les enseignants et les hauts responsables de ce pays ne se mettent pas autour d’une table pour régler leurs différends », tempête un étudiant qui pense que la situation devient de plus en plus insupportable parce « le problème persiste depuis des mois ». Les protestataires récusent totalement l’idée d’une année blanche, mais pas seulement : ils réfutent le recours à des évaluations de masse qui sanctionneraient plus les étudiants.

    Dix facultés de médecine sont bloquées. Les professeurs, docents et maîtres assistants ont choisi l’option de grève pour faire pression sur le Premier ministre qui, selon eux, est à l’origine du blocage de leur rétribution décidée pourtant en commun accord par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Cette montée au créneau des étudiants n’est autre qu’un cri de détresse. Tout en souhaitant un dénouement rapide à ce conflit, leurs représentants menacent de recourir à d’autres actions de contestation à l’avenir, au cas où leurs doléances ne sont pas satisfaites. « Notre mouvement va se développer et s’amplifier si les pouvoirs publics ne sortent pas de leur mutisme », a affirmé un étudiant. Les syndicats des professeurs, docents, et maîtres assistants ne comptent pas baisser les bras. « Nous ne renoncerons par à notre mouvement de grève, c’est au pouvoir de trouver une solution qui est pourtant simple et à la portée de la main… », a soutenu le responsable du syndicat des hospitalo-universitaires, le professeur Djidjeli.

  6. Amar De Annaba Dit:

    Les étudiants en médecine lancent un SOS : L’année blanche se précise.

    Plus d’une centaine d’étudiants en médecine des facultés d’Alger se sont rassemblés hier devant la faculté Mohamed- Maherzi (ex-La Perrine) pour crier : «SOS, étudiants en détresse.»

    Les manifestants ont exprimé leur inquiétude face au boycott annoncé depuis le mois de janvier dernier des examens par les enseignants en sciences médicales. «Même si la grève cyclique des trois jours des enseignants, ne concerne pas l’arrêt de cours, les grévistes comptent boycotter les examens.

    Cela veut dire que nous allons droit vers une année blanche», laisse entendre une déléguée des étudiants en médecine en 6e année. Elle a annoncé à l’occasion que «ce mouvement pacifique» de protestation est organisé par des étudiants libres et n’a rien à voir avec les syndicats.

    «Nous ne prenons position ni avec les syndicats des étudiants ni avec l’administration des universités ni même avec les enseignants. Je tiens à signaler que nous ne prenons pas en considération les dates d’examens affichés par les administrations universitaire tant que les enseignants parlent de boycott», a-t-elle ajouté.

    Les protestataires ont lancé un appel au ministère de l’Enseignement supérieur pour réagir vite et mettre un terme à cette situation. «Nous nous adressons au ministère de l’Enseignement supérieur, seul habilité à mettre un terme aux difficultés que nous subissons à cause du conflit entre les enseignants et la tutelle», a souligné un délégué des étudiants en médecine en 4e année.

    Le département de M. Harraoubia est sollicité par ces mêmes étudiants pour participer à la réunion du comité pédagogique et à la programmation des examens.

    Le délégué des étudiants a demandé, par ailleurs, à ce que tous les examens soient tenus avec affichage de leurs dates 15 jours avant la date prévue, avec un intervalle de 15 jours au moins entre le 2e et le 3e examen modulaire (EMD).

    Pour les étudiants de troisième année, si le boycott des examens se prolonge au-delà des limites de l’année universitaire, les étudiants demandent à passer un seul examen, englobant les cours des 2e et 3e trimestres en septembre, tout en maintenant les épreuves de rattrapage.

    Concernant les étudiants en médecine du cycle clinique, le représentant des étudiants réclame que les stages dont les examens n’ont pas été effectués ne soient pas considérés comme des dettes.

    Le même délégué estime que les examens du cycle clinique devraient être annoncés avec affichage des dates 15 jours avant leur tenue avec un intervalle d’une semaine au moins entre chaque examen.

    Il fait savoir aussi que les étudiants en concours de résidanat exigent le maintien des dates prévues pour chaque sortie de promotion. Les délégués des étudiants en médecine ont annoncé à la fin de la rencontre qu’ils assisteront, mercredi prochain à l’assemblée générale des enseignants au CPMC de Mustapha d’Alger.

    Ce rendez-vous devrait leur permettre, selon eux, de prendre de nouvelles mesures de protestations au cas où la grève des enseignants sera maintenue.

    Par ailleurs, le secrétaire général de l’Union des étudiants algériens (UNEA), M. Brahim Boulegame a révélé hier au Jeune Indépendant, qu’il adhère au mouvement des étudiants protestant contre la violation de leurs droits.

    «L’UNEA insiste pour dire que les étudiants doivent se révolter pacifiquement contre le boycott des examens sans qu’ils soient influencés par un mouvement précis. Ils devraient patienter jusqu’à la tenue de l’assemblée générale des enseignants car de nouvelles mesures seront prises», a-t-il dit.

    De son côté, l’Union générale des étudiants libres, (UGEL), estime selon son secrétaire général, M. Abdelhamid Othmani, que les étudiants en médecine ont de très faibles chances d’échapper à une année blanche.

    Fazila Boulahbal

  7. Amar De Annaba Dit:

    Le service minimum et les urgences seront assurés : Les CHU paralysés pendant trois jours.

    Des revendications tournent, principalement, autour de l’application dans l’immédiat de l’accord passé entre le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique concernant le versement de la rétribution des activités hospitalières.

    Le mouvement de grève des hospitalo-universitaires dans les CHU reprend aujourd’hui, et pour trois jours. «Toutes les activités de consultation, de prévention, d’examens, d’exploration biologique et d’imagerie ne seront pas assurées. Nous n’assurerons que le service minimum et les urgences continueront évidemment à assurer leur service», expliquent les syndicalistes.

    Pour rappel, la reprise des grèves cycliques de trois jours a été décidée lors de la dernière assemblée générale des deux syndicats initiateurs du mouvement de protestation, à savoir, le Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (SNPDSM), et le Syndicat national des maîtres assistants en sciences médicales (SNMASM) en date du 27 avril écoulé, où il a été décidé de reprendre le mouvement des grèves cycliques, et ce, en dépit de la décision de justice qui a tranché, auparavant, en faveur du ministère de la Santé en déclarant l’illégalité de la grève. Après s’être soumis au verdict rendu par la justice, les deux syndicats décident de reprendre le mouvement de grève.

    Contacté par Midi Libre, le Pr Djidjeli, secrétaire général du SNPDSM, nous confirmera «le maintien de la grève dans les CHU, pour les 11, 12, et 13 du mois en cours, à travers tout le territoire national».

    Quant à l’issue de ce mouvement de grève cyclique, le Pr Djidjeli nous confie qu’«une assemblée générale qui réunira les deux syndicats (SNPDSM et SNMASM) se tiendra le 13 mai, pour décider de la suite du mouvement de protestation».

    Le professeur syndicaliste, qui revient sur la genèse de ce mouvement de protestation pour le Midi Libre, estime que «la grève cyclique ne prendra fin que si les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique répondent favorablement aux revendications légitimes des professeurs et docents en sciences médicales».

    Des revendications qui tournent, principalement, et comme rapporté dans nos précédentes éditions, autour de l’application dans l’immédiat de l’accord passé en commun entre le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique concernant le versement de la rétribution des activités hospitalières.

    Autre revendication, selon notre interlocuteur, qui n’en est pas moins importante : la reconnaissance des syndicats autonomes que sont le SNPDSM et le SNMASM par les autorités, en tant que partenaires sociaux à part entière, et «surtout l’ouverture d’un dialogue franc et sérieux», dira un syndicaliste.

    A noter aussi que les syndicats autonomes des hospitalo-universitaires, boycottent toujours les examens dans les facultés de médecine au grand dam des étudiants qui, eux aussi, ont fait part de leur ras-le-bol et de leur inquiétude, en organisant des sit-in de protestation dans l’enceinte de l’université.

    Said Zentar

  8. kenza Dit:

    aucun n’est victime que nous les etudiants

  9. Amar De Annaba Dit:

    Pas d’année blanche pour les étudiants.

    M.Tahar Hadjar a indiqué que l’année universitaire sera prolongée au-delà du 4 juillet et ce, pour les trois disciplines : médecine, pharmacie et chirurgie dentaire.

    “Il n’y aura pas d’année blanche pour la faculté des sciences médicales”, a déclaré hier Tahar Hadjar, recteur de l’université d’Alger lors du Forum du quotidien Ech Chaâb. Il a tenu à rassurer les étudiants des sciences médicales en annonçant qu’exceptionnellement l’année universitaire sera prolongée au-delà du 4 juillet pour les trois disciplines : la médecine, la pharmacie et la chirurgie dentaire. “Je comprends les craintes des étudiants, mais ils ne devraient pas s’inquiéter d’avantage car les cours sont dispensés, le programme sera achevé et les examens auront lieu.

    Il n’y a aucune menace d’année blanche”, a-t-il indiqué. Le recteur de l’université d’Alger a rebondi sur le sujet du mouvement de protestation des hospitalo-universitaires en déclarant que la justice a statué sur la grève et que leurs revendications ne dépendent pas du ministère de l’Enseignement supérieur. “Cette affaire relève directement du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et non de celui de l’Enseignement supérieur. Le département de Barkat a fait le nécessaire, le décret pour la revalorisation de l’indemnité de santé pour les hospitalo-universitaires est en ce moment au secrétariat du Premier ministre. Le dossier est finalisé, ce n’est qu’une question de temps”, a précisé M. Hadjar.

  10. Amar De Annaba Dit:

    Deuxième jour de la grève des hospitalo-universitaires : Le mot d’ordre suivi à 85% sur le territoire national.

    Le Pr Djidjeli, secrétaire général du Syndicat national des professeurs et docents (SNPDSM), a tenu à préciser qu’ «au premier jour de la protestation, le mouvement de grève a été suivi à 85% par les hospitalo-universitaires à travers le territoire national».

    Au deuxième jour de la grève cyclique enclenchée par les hospitalo-universitaires depuis avant-hier et devant se poursuivre encore aujourd’hui, les seuls services qui semblaient fonctionner normalement dans les différents CHU de la capitale, étaient ceux des urgences.

    Toutefois, et pour pallier toute mauvaise surprise, les médecins ainsi que tout le personnel médical sont astreints de rester sur leurs lieux de travail.

    «Nous assurons le traitement des cas graves et le suivi des patients hospitalisés nécessitant une assistance particulière et qui sont entièrement pris en charge par les médecins, sans aucune interruption», rassurent les syndicalistes rencontrés au CHU Mustapha-Bacha.

    Notre interlocuteur tient tout de même à rappeler que «les consultations et les rendez-vous pour des examens médicaux, qui ne sont pas jugés urgents, ont été reportés à des dates ultérieures», c’est-à-dire, après ce mouvement de grève.

    Il ne manque d’ailleurs pas de lancer un appel aux citoyens, les invitant à être «compréhensifs» et de ne pas «en vouloir aux médecins par rapport aux désagréments engendrés par ce mouvement de protestation».

    Approché par Midi Libre, le Pr Djidjeli, secrétaire général du Syndicat national des professeurs et docents (SNPDSM), l’un des initiateurs de la grève, a tenu à préciser qu’ «au premier jour de la protestation, le mouvement de grève a été suivi à 85% par les hospitalo-universitaires à travers le territoire national».

    Interrogé sur une éventuelle prise de contact avec le ministère de tutelle, M. Djidjeli répond que «rien n’a été fait que ce soit de la part du ministère de la Santé ou encore du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lesquels, apparemment, continuent à faire la sourde oreille, sans se soucier de l’urgence de la situation».

    Il réitère, plus loin, la disponibilité des deux syndicats initiateurs du mouvement de grève, qui sont le SNPDSM et le SNMASM, à enclencher des négociations avec les autorités concernées pour «trouver une solution à l’actuelle situation.
    Le Pr Djidjeli : «Les déclarations de Hadjar restent des propositions»

    Réagissant aux propos tenus par Tahar Hadjar, recteur de l’université d’Alger, qui a annoncé, avant-hier, la tenue des examens dans les facultés de médecine à la mi-juillet, le secrétaire général du SNPDSM n’a pas hésité à tenir des propos virulents.

    «M. Hadjar outrepasse ses fonctions, ses déclaration ne sont prises que comme propositions, puisque le dernier mot revient au ministère de tutelle», dira-t-il.

    Pour lui «les syndicats grévistes n’ont jamais négocié avec le recteur, et ce c’est pas de lui que nous attendons la solution».

    Said Zentar

  11. Amar De Annaba Dit:

    Hospitalo-universitaires : C’est la fin de la grève.

    L’année universitaire pour les étudiants en sciences médicales sera sauvée de justesse. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a finalement été sensibilisé par la grève, qui a trop duré, des hospitalo-universitaires.

    Il a répondu, jeudi, favorablement au décret élaboré par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur, portant revalorisation de la rétribution accordée aux hospitalo-universitaires pour leurs activités hospitalières.

    Après trois mois de blocage des examens des sciences médicales et des grèves cycliques des soins, les hospitalo-universitaires ont été reçus, jeudi après-midi, par le ministre de la Santé, M. Saïd Barkat, qui les a informés, de la décision du Premier ministre.

    «Nous sommes très satisfaits de l’aboutissement de notre revendication », a déclaré hier le porte-parole des hospitalo-universitaires, le professeur Djedjelli, qui a annoncé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire demain pour décider de la levée de la grève.

    Interrogé sur le montant de la rétribution, notre interlocuteur signalera qu’elle a été revue à la baisse, par rapport à ce qui a été initialement prévu dans l’accord signé par les deux ministères. Cependant, le ministre de la Santé a garanti que le taux de cette rétribution augmentera à chaque fois que le salaire de base augmentera.

    Les responsables du secteur de la santé seront présents demain à l’assemblée des hospitalo-universitaires pour rassurer ces derniers sur l’application de la décision du Premier ministre, qui intervient, rappelons-le, au moment où le mouvement de protestation s’est radicalisé.

    Car si la revendication n’avait pas été prise en charge, l’année universitaire des étudiants en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie aurait été compromise. Pour rappel, l’éventualité d’une année blanche était sérieusement envisagée par les grévistes mais rejetée en bloc par les pouvoirs publics.

    Ces derniers ont attendu la dernière minute pour réagir, surtout depuis que les étudiants ont décidé également de faire pression, en organisant des sit-in dans les différentes facultés de médecine, à travers le territoire national.

    De plus, du point de vue technique, l’Université algérienne n’a pas les moyens d’assumer une année blanche. Il est à signaler qu’après le dénouement de la situation, l’année universitaire sera prolongée.

    L’administration, les enseignants et les étudiants travailleront ensemble pour élaborer le programme des examens, de sorte à ne pas léser ces derniers, seuls perdants, jusque-là, du conflit qui a opposé les hospitalo-universitaires à leur tutelle.

    R. M.

  12. Amar De Annaba Dit:

    Mouvement algérien des étudiants en médecine – Mobilisation massive.

    Salut à tous,

    La presse vient d’annoncer la fin imminente de la grève des hospitalo-universitaires, tant mieux pour eux, et tant mieux pour ceux qui étaient coincés, notamment les 6D et les DEMSistes! Ceci-dit, il devient urgent de trouver un compromis afin de ne pas pénaliser les étudiants avec un retour du Boomerang qui pourrait causer des dégâts suite à des examens trop rapprochés, ou cumulés! C’est pour cela qu’une liste de revendications a été établie et mise à disposition des professeurs, et de l’administration pour prendre en compte les différentes situations des étudiants selon leurs stages:

    Alger, Mai 2009

    Le Mouvement algérien des étudiants en médecine

    À Son Excellence, Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur

    Objet : Lettre de revendications.

    Nous, étudiants en médecine tous niveaux confondus (2e, 3e, 4e, 5e et 6e années), avons l’honneur de soumettre à votre Haute bienveillance nos inquiétudes face aux difficultés que nous rencontrons suite aux perturbations causées par le boycott des examens, car malgré la poursuite des cours, nous restons victimes d’un cumul d’examens et de cours auquel on ne saurait faire face.
    Vous ne saurez ignorer l’importance des ses évaluations pour nous en tant que futurs praticiens autant dans le cadre pédagogique, qu’en ce qui concerne le classement.
    Sachant que vous êtes sensible aux problèmes que nous rencontrons quotidiennement, nous nous adressons à votre bienveillance afin d’user de votre sens de la pédagogie, de votre autorité pour mettre un terme cette impasse, vu qu’après ces conflits qui ont fait planer sur nous étudiants, l’année blanche, ce qui serait catastrophique pour l’université algérienne serait un bâclage irresponsable des dites évaluations.

    Nous vous joignons à cette requête nos plus importantes inquiétudes :

    A – Concernant les étudiants du cycle pré-clinique :

    A.1 – Deuxième année et Troisième année :
    - Les étudiants demandent que leurs délégués soient présents et qu’ils puissent participer à la réunion du comité pédagogique et à la programmation des examens.
    - Que tous les examens soient tenus avec affichage de leurs dates quinze jours avant la date prévue, avec un intervalle de quinze jours au moins entre le 2ème et 3ème EMD.

    A.2 – Troisième année :
    Si le boycott se prolonge au-delà des limites de l’année universitaires, les étudiants demandent à passer un seul examen englobant les cours du deuxième et troisième trimestre en septembre tout en maintenant les épreuves de rattrapages.

    B – Concernant les étudiants du cycle clinique (4e, 5e et 6e) :

    - Que les stages dont les examens n’ont pas été effectués ne passent pas en dette.
    - Que tous les examens soient tenus avec affichage de leurs dates 15 jours avant la date prévue, avec un intervalle d’une semaine au moins entre chaque examen.
    - Que l’affichage des résultats des examens soit fait un mois au moins avant la date prévue des rattrapages.
    - Que les étudiants de 6ème année dette pénalisés par le boycott des examens soient intégrés à la prochaine rotation des stages d’internat.
    - Concernant le concours de résidanat, nous exigeons le maintien des dates prévues pour chaque promotion.
    En comptant sur votre intervention salvatrice, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations les meilleures.

    Copies :
    - Syndicat des enseignants hospitalo-universitaires.
    - Monsieur le Doyen de la Faculté de médecine
    - Comités pédagogiques.
    - Administration

    Le mouvement algérien des étudiants en médecine

    ——————————————————————————————–

    PS: La lettre m’a été remise par e-mail par des externes que je connais, et qui font partie des organisateurs des sit-in’s. J’ai jugé utile d’y apporter quelques modifications constructives à sa rédaction.

    Symphony

  13. Amar De Annaba Dit:

    Le décret de la rétribution de la santé publique sera signé le 31 mai prochain : Les hospitalo-universitaires gèlent leur mouvement.

    Le spectre de l’année blanche ne planera plus. En effet, la décision prise par le Premier ministre : celle de débloquer le décret de la rétribution.

    A enfin mis un terme au bras de fer entre les hospitalo-universitaires et le ministère de la Santé et de la Population et de la réforme hospitalière.

    Après des heures de débat entre les hospitalo-universitaires et les membres de leur bureau, lors d’une assemblée générale extraordinaire, tenue au CPMC d’Alger, la corporation a enfin décidée à l’unanimité de geler la grève.

    “Nous avons décidé de geler la grève et non pas de la suspendre jusqu’à nouvel ordre”, a tonné le Pr. Nacer Djidjli, SG du syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (SNPDSM).

    Lors de cette rencontre, il a été question également de demander un quitus pour le bureau national et le conseil national pour pouvoir gérer la période de transition jusqu’au déblocage total de cette situation.

    La corporation a obtenu la rétribution de la santé publique avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. Les hospitalo-universitaires qui ont demandé 75% de traitement de base (salaire de base en plus de l’indemnité d’expérience professionnelle) n’ont obtenu que 55% de traitement de base.

    Le gain en net du maître-assistant débutant est estimé à 10 000 DA, et 20 000 DA en plus du salaire de base pour le maître-assistant en 12e échelon. Quant au gain en net du professeur, il est évalué de 19 000 à 26 000 DA. La corporation perdra ainsi 4 000 à 5 000 DA de ce qui a été proposé.

    Une chose qui a mis la corporation en colère en considérant que le ministère de la Santé leur a donné des miettes. “Le salaire d’un professeur doit être au moins supérieur à celui d’un député”, a tempêté un professeur.

    A cet effet, les syndicats ont eu beaucoup du mal à abaisser l’état d’effervescence de la corporation qui a récusé cette rétribution.

    Répondant aux interrogations des professeurs, maîtres-assistants et docents, le Pr. Rachid Belhadj a expliqué que “ça n’est pas pour une différence de 4 000 à 5 000 DA que nous allons brader l’avenir des étudiants, qui nous ont soutenu dans notre combat”.

    Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé a affirmé que le décret exécutif de la rétribution sera signé au plus tard le 31 mai prochain.

    Tout en expliquant que cette rétribution sera admise comme étant un second salaire, le SG du ministère de tutelle accompagné de son staff a invité les membres du bureau des deux syndicats à se mettre autour d’une table de négociation d’une manière sereine par rapport aux grand problème que vivent la corporation et les étudiants.

    Les syndicats ont rassuré les étudiants en précisant que les présidents jurés vont se cherge des examens de post -graduation et des postes universitaires. “Les délégués des étudiant se réuniront avec le doyens des facultés de médecine pour trouver de meilleures solution à ce conflit”, a expliqué le Pr. Djidjli.

    Les syndicats ont annoncé la création du syndicat national des enseignants et chercheurs des hospitalo-universitaires dont les élections se ferons très prochainement.

    Lemya Ouchenir


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